Mois off de la Photo : Tableau Périodique des éléments.

L’inscription sur le corps est une pratique largement répandue, celle des visages grimages des carnavals, celle des tatouages, branding et autres scarification jusqu’aux visages peints aux couleurs de leurs équipé favorites arborées fièrement  par les supporters de football. Bien que fortement disparates, toutes ces pratiques ont en commun une volonté de transmettre un message, d’afficher une identité ou une appartenance à un groupe que le langage verbal ne saurait exprimer. Tour à tour ludique, revendicatrice, clownesque, militante, autiste, festive, les peaux se mettent à parler un langage visuel que celui-ci s’inscrive dans une tradition millénaire, qu’il soit l’émergence d’une individualité contemporaine ou d’une mode passagère.

La surface des corps est depuis un demi siècle le terreau privilégié d’expérimentations artistiques, qu’on songe aux performances radicales des body artistes des années 1960 jusqu’aux plus récents porcs tatoués de Wim Delvoye. La photographie n’est pas en reste, notamment lorsqu’il s’est agit de retranscrire l’usure du temps par le jeu des échelles rendu possible par la photographie (Sophie Ristelhueber), de dresser un inventaire des tatouages « professionnels » (tatouages de marins, de gangsters, etc.) où de véhiculer des images construites autour d’un corps qui fait texte (Zhang Huan).

Fort de cette histoire, en considérant également les limites qu’elle impose, l’exposition propose une pérégrination photographique inédite. La problématique des inscriptions corporelles est certes dense et multiple mais, « Tableau périodique des éléments », entend renouveler le genre en évitant autant que faire se peu les sempiternelles ritournelles considérant généralement le corps comme une entrave pris en étaux entre, d’un coté, la tradition judéo-chrétienne de la négation de son aspect charnel, et de l’autre, par la tradition platonicienne qui envisage le corps comme une funeste limite. « La trahison de Nessos » s’engage dans une lecture alternative et hédoniste des usages graphiques et textuels du corps inscriptible, voire ré inscriptible, servi par une jeune génération de plasticiens.

Tableau périodique des éléments ou la trahison de Nessos

Mois Off de la photo 2010

Lieu : Espace « En Cours », 56 rue de la Réunion, 75020 Paris

Dates : du 1er au 14 novembre 2010

du mercredi au dimanche de 13h à 21h – lundi et mardi sur rdv

vernissage le jeudi 4 novembre à partir 18h

Commissariat : Maxence Alcalde

œuvres de : Charlotte Cardonne, Dysek, Laetitia Ferrer.

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